Se déplacer dans Paris : ce qui va vraiment le plus vite
Le métro n’est pas toujours la solution la plus rapide, et il l’est même rarement sur les trajets courts. Voici comment arbitrer entre marche, métro, bus et vélo selon la distance réelle.
Le métro n’est pas toujours la solution la plus rapide, et il l’est même rarement sur les trajets courts. Voici comment arbitrer entre marche, métro, bus et vélo selon la distance réelle.
Sous un kilomètre, la marche gagne presque toujours
Sur un trajet d’un kilomètre, le métro demande une descente, une attente, un trajet et une remontée : soit douze à quinze minutes porte à porte. La même distance se marche en douze minutes. Les couloirs de correspondance des grandes stations ajoutent parfois cinq minutes à eux seuls, ce qui suffit à annuler l’avantage sur deux stations.
Le bus est sous-estimé, et à tort
Le bus souffre d’une réputation de lenteur héritée d’avant les voies réservées. Sur les axes qui en disposent, il devient compétitif, et il présente deux avantages que le métro n’a pas : on voit où l’on est, et il n’y a ni escalier ni correspondance souterraine. Pour un trajet est-ouest en surface, c’est souvent le meilleur compromis.
Le vélo, imbattable entre deux et cinq kilomètres
C’est la plage de distance où le vélo domine nettement, avec l’avantage d’un trajet direct sans correspondance. Le réseau de pistes s’est densifié au point que les grands axes nord-sud et est-ouest se parcourent désormais en site propre sur l’essentiel du parcours. La contrainte reste la même qu’ailleurs : la pluie, et le stationnement à l’arrivée.
Quand le métro reprend l’avantage
Au-delà de cinq kilomètres, et sur tous les trajets qui traversent la ville de part en part, le métro redevient imbattable, en particulier sur les lignes automatiques dont la fréquence descend sous les deux minutes en heure de pointe. C’est aussi le seul mode qui ignore complètement la circulation de surface.
Questions fréquentes
Quel titre de transport pour quelques jours ?
Le carnet rechargeable convient sous quatre trajets par jour. Au-delà, le forfait journalier devient plus économique, et le forfait hebdomadaire l’emporte dès cinq jours pleins.
Jusqu’à quelle heure circule le métro ?
Environ une heure quinze en semaine, et deux heures les vendredis et samedis, selon les lignes. Les bus de nuit prennent le relais mais avec des fréquences bien plus faibles.
Le vélo est-il praticable pour un visiteur ?
Sur les axes en site propre, oui, sans expérience particulière. Il vaut mieux éviter les très grandes places, où les flux se croisent et où la lecture de la priorité demande l’habitude.